Dans une lettre ouverte publiée par le quotidien québécois Le Devoir, Estelle Azemard, vice-présidente des Amériques pour l’entreprise française OVHcloud, plaide pour un front uni Canada-Europe pour la souveraineté numérique.
Alors que le Canada est mis à l’honneur cette année à VivaTech, le plus grand forum européen dédié à l’innovation technologique, la question de la souveraineté numérique s’impose comme un enjeu stratégique majeur pour le pays, selon la VP d’OVHCloud Amériques..
« L’accélération technologique, combinée aux tensions géopolitiques, met en lumière une faille critique dans notre dépendance numérique », alerte Estelle Azemard, vice-présidente des Amériques chez OVHcloud. Elle plaide pour une alliance Canada-Europe fondée sur « la confiance, la transparence et l’autonomie ».
Aujourd’hui, plus de 60 % des services infonuagiques au Canada sont contrôlés par des entreprises américaines, avec Microsoft et Google concentrant à eux seuls 93 % de l’usage des logiciels bureautiques. Une situation qui pose, selon Mme Azemard, des « risques juridiques et opérationnels » pour la souveraineté nationale.
La solution ? Reprendre le contrôle de l’infrastructure numérique à travers une combinaison d’initiatives publiques et privées. « Le secteur privé doit désormais considérer l’infrastructure numérique comme un choix stratégique, pas simplement technique ou financier », insiste-t-elle.
Elle souligne que le Canada, en s’alignant sur les valeurs européennes – transparence, gouvernance responsable, économie ouverte – peut bâtir des écosystèmes numériques « résilients, interopérables et respectueux de la vie privée ».
« La souveraineté numérique ne signifie pas l’isolement, conclut Estelle Azemard. Elle commence par des fondations solides et le pouvoir de choisir librement nos dépendances. »
En savoir plus: Le Canada et l’Europe, un front uni pour la souveraineté numérique
(crédit photo: OVH Cloud)




























