La France lance un vaste chantier participatif pour réformer la protection sociale de ses citoyens établis à l’étranger. Les Assises de la protection sociale des Français de l’étranger, ouvertes le 10 mars 2025, marquent une étape inédite dans la refonte des aides sociales, des bourses scolaires et du fonctionnement de la Caisse des Français de l’étranger (CFE).
Cette démarche, voulue par le gouvernement et pilotée par l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), répond à un constat clair : les dispositifs actuels sont souvent jugés opaques, datés et inadaptés à la réalité de terrain. « La protection sociale et l’éducation sont les deux piliers d’une expatriation réussie », rappelle l’AFE, soulignant les effets d’une baisse de moitié du budget de l’action extérieure en trente ans.
Inspirées du Grand Débat national, les Assises s’articulent en trois temps : un état des lieux, une série de consultations citoyennes organisées dans le monde entier, puis une phase de concertation finale en octobre. Trois grands axes guideront les échanges : l’efficacité des aides sociales, l’équité des bourses scolaires (notamment pour les classes moyennes) et la réforme nécessaire de la CFE, encore marquée par les critiques autour de sa réforme de 2018.
Les Français de l’étranger, souvent confrontés à une précarité invisible et à des démarches complexes, sont invités à prendre pleinement part au processus via une plateforme en ligne, des événements locaux et des débats publics. L’ambition : produire un livre blanc de recommandations réalistes, portées par la voix des citoyens.
La réussite de cette consultation repose sur une large mobilisation. Plus la participation sera forte, plus les propositions auront de poids face aux décideurs. Dans un contexte budgétaire contraint, les Assises visent à bâtir une politique sociale plus juste, plus accessible et durable pour les 3,5 millions de Français vivant hors de France.
(visuel généré par chatGPT)




























