Alors qu’elle vient de terminer son mandat, la commissaire à la langue française de Montréal, Noémie Dansereau-Lavoie, livre, dans les colonnes du Devoir du 9 mai 2025, une réflexion engagée sur l’avenir du français dans un monde en pleine mutation. Dans un contexte géopolitique qui réaffirme l’importance des souverainetés culturelles, elle appelle à une mobilisation collective pour faire de la langue française un projet vivant, inclusif et tourné vers l’avenir.
Le français : cœur identitaire et moteur de cohésion
La langue française, au-delà de son statut juridique, constitue le socle de l’identité et de la cohésion sociale québécoise. L’ ex-commissaire insiste sur la nécessité de cultiver une relation affective et dynamique avec la langue, afin qu’elle demeure attractive et rassembleuse pour tous les Québécois, peu importe leur origine.
Montréal : une métropole multilingue à ancrage francophone
Avec un quart de sa population parlant trois langues ou plus, Montréal se distingue par son multilinguisme croissant. Le défi, selon Noémie Dansereau-Lavoie, est de consolider le français comme langue d’ancrage, tout en maintenant l’ouverture internationale et l’attractivité de la métropole.
La francophonie : levier stratégique et diplomatique
Au-delà du Québec, le texte met en lumière le potentiel de la francophonie comme outil d’influence culturelle, économique et diplomatique. Il salue les efforts du gouvernement fédéral pour renforcer l’immigration francophone hors Québec, et souligne l’importance de bâtir des ponts avec l’Afrique, un espace francophone en pleine expansion.
Souveraineté culturelle et transition numérique
L’ex-commissaire plaide pour des investissements majeurs dans les institutions culturelles, notamment la modernisation du diffuseur public canadien, pour soutenir la création francophone à l’ère numérique. Elle appelle aussi à une résistance collective face aux géants du Web, à l’image des stratégies européennes ou australiennes.
Un appel à la mobilisation
Plus qu’une langue, le français est ici présenté comme un chantier collectif, une ambition partagée à tous les niveaux : municipal, provincial, national et international. Noémie Dansereau-Lavoie conclut avec un message fort : la langue française ne se défend pas uniquement par principe, mais par action, imagination et fierté.
Lire la tribune: https://www.ledevoir.com/opinion/idees/877414/langue-francaise-doit-redevenir-veritable-chantier-collectif
(visuel généré par chatGPT)



























