La reconnaissance s’accumule pour Ginette Reno, véritable icône de la chanson québécoise. Le 10 juin, c’est la République française qui lui a rendu hommage en l’élevant au grade de Commandeure dans l’Ordre des Arts et des Lettres, le plus haut rang de cette prestigieuse distinction culturelle.
L’insigne lui a été remis à la Résidence de France à Québec, par le Consul général de France, Éric Lamouroux, au nom de la ministre de la Culture Rachida Dati. Cette reconnaissance vient saluer une carrière exceptionnelle et une œuvre en langue française qui a marqué des générations des deux côtés de l’Atlantique.
« Par cette distinction, la République française rend hommage à une grande dame de la chanson, dont la trajectoire illustre la richesse des échanges culturels entre la France et le Québec », a déclaré Éric Lamouroux. « Ce moment de reconnaissance témoigne également de la force du dialogue entre les deux rives de l’Atlantique, unies par une langue, une histoire et une passion commune pour la création artistique. » a ajouté le diplomate français.
L’ambassadeur de France au Canada, Michel Miraillet, a également salué la carrière « exceptionnelle » de Ginette Reno dans un communiqué, mettant en lumière son répertoire intemporel, sa voix puissante et l’attachement indéfectible qu’elle suscite chez le public francophone à travers le monde.
Très émue, l’artiste a exprimé toute sa gratitude avec l’humilité et l’humour qui la caractérisent : « Aujourd’hui, je comprends : je casse comme de la porcelaine. Mais c’est une porcelaine précieuse, forgée par les années, les chansons et l’amour du public. » Regardant sa médaille, elle a lancé dans un éclat de rire : « Elle est belle en tabarnouche ! »
Une longue histoire d’amour avec la France
Cette distinction vient s’ajouter à un palmarès « français » déjà impressionnant : Chevalière de la Légion d’honneur en 2022, Chevalière des Arts et des Lettres en 2011… et aujourd’hui élevée au grade ultime et rare de Commandeure.
« Du fond du cœur, je remercie la ministre, Mme Rachida Dati, le consul général, M. Éric Lamouroux, et toute l’équipe du Consulat général de France à Québec. Je reçois cet hommage avec gratitude et humilité. » a déclaré Ginette Reno.
Ginette Reno a toujours entretenu une relation particulière avec le public français. Contrairement à d’autres artistes québécois qui ont choisi les scènes nord-américaines, elle a choisi la voie de la francophonie. Son passage à l’Olympia de Paris reste gravé dans les mémoires, au point où certains l’appelaient « la Piaf est revenue ». Sa chanson J’ai besoin de parler, peu remarquée au Québec, s’est vendue à plus de 700 000 exemplaires en France.
Une carrière et des projets !
Ginette Reno, c’est 2000 chansons, plus de 50 albums, une carrière internationale, une carrière cinématographique et beaucoup de distinctions honorifiques. Mais c’est aussi pour les Québécois, une interprétation époustouflante de la chanson de Jean-Pierre Ferland, « un peu plus haut, un peu plus loin », avec l’autre star québécoise, Céline Dion, lors du 400e de Québec sur les Plaines.
Après plus de 60 ans de carrière, Ginette Reno continue de travailler sur plusieurs projets artistiques. Portée par une passion intacte pour la scène et l’interprétation, elle démontre une fois de plus que les grandes voix n’ont pas d’âge – et encore moins de frontières.
(crédit photo: Guillaume Pierre – Consulat général de France à Québec)




























