Le consulat général de France à Québec et son opérateur, Campus France, lancent une vaste opération de promotion pour inciter plus d’étudiants québécois à poursuivre leurs études universitaires en France. Si la mobilité entre les deux territoires demeure forte sur les plans économique, scientifique et culturel, elle reste déséquilibrée dans le domaine académique.
Selon les données du ministère français de l’Éducation supérieure, un peu plus de 1200 Québécois étudiaient en France en 2023-2024, une hausse de 11,5 % par rapport à 2019, mais encore jugée insuffisante par le consul général Éric Lamouroux. À titre de comparaison, près de 19 500 étudiants français étaient inscrits dans les cégeps et universités du Québec à l’automne 2024, soit environ deux fois plus, toutes proportions gardées.
Pour expliquer cet écart, des experts soulignent une plus forte propension des Français à étudier à l’étranger, encouragés par une culture de la mobilité en Europe et par des politiques universitaires qui valorisent les séjours à l’extérieur du pays.
Souhaitant « rééquilibrer les flux », le consulat entamera dans les prochaines semaines une tournée de cégeps et d’universités du Québec pour faire valoir les avantages d’étudier en France : frais de scolarité équivalents à ceux des étudiants français (entre 288 et 644 dollars par an), accès à des aides sociales, repas subventionnés et bourses variées.
« Pour un Québécois francophone, aller étudier en France, c’est simple », insiste Éric Lamouroux, Consul général de France à Québec, dans une entrevue donnée au Devoir. Il espère raviver la curiosité et l’intérêt des jeunes Québécois pour l’Hexagone afin de préserver une relation académique « exceptionnelle » entre les deux sociétés.




























