Le 23 mai 2025 sortira sur les écrans du Québec, le dernier film de Costa-Gavras « Le dernier souffle ». Mettant principalement en vedette Denis Podalydès (l’écrivain Fabrice Toussaint) et Kad Merad (le docteur Augustin Masset), le film présente le dialogue qui se construit, entre les deux héros, sur la fin de vie et ses conditions.
Emportés par des visites et des rencontres au service de soins palliatifs où le docteur Masset travaille, tous deux démarrent un voyage sensible entre sourires et larmes, choix difficiles, lois et compassion. A la fois loin et proche de la mort, ce film s’avère, en réalité, une aventure humaine au cœur de la vie.
Charlotte Rampling et Karin Viard vont également deux apparitions remarquées, l’une au début du film et l’autre à la fin. Cependant, cela ne suffit pas. En effet, Si le film présente des idées de situation bien écrites et sensibles, l’interprétation est parfois mécanique et très littéraire, comme si certains acteurs se contentaient de répéter un texte sans réellement l’interpréter. Quoi qu’il en soit, le film pose des questions de fonds.
Costa-Gavras aborde avec humanité et sensibilité le sujet de la fin de vie
En effet, dans ce film, le célèbre réalisateur franco-grec de 91 ans, Costa Gavras, qui nous avait habitué à d’autre types de films (Z, Amen, Le Capital) aborde avec humanité et sensibilité le sujet de la fin de vie et de ses effets sur le patient, le soignants et la famille. Libre adaptation du roman éponyme co-écrit, en 2023, par Claude Grange (chef d’un service de soins palliatifs) et Régis Debray (un philosophe), le film se révèle comme un film politique et engagé si on considère le climat politique français et le débat actuel sur la fin de vie.
Cependant, des mots importants ne sont jamais prononcés : par exemple, suicide assisté, euthanasie, voire deuil et compassion. En fait, bien que Costa-Gavras pense que son rôle n’est pas de faire passer des messages mais plutôt des émotions, je dois bien avouer que c’est le contraire que le film montre, sauf, peut-être, quelques minutes avant la fin, avec le cas de la gitane.
En conclusion, même si le film nous montre la mort de près, et le risque ou les bienfaits de partir dans les meilleures conditions, Le dernier souffle est tout sauf un film triste et lugubre. De plus, aucun jugement n’est soutenu à l’inverse de ce qu’a fait l’ensemble des représentants des groupes religieux français qui, sur cette question, parlent « de dévoiement de la médecine ». Si bien évidemment, une telle question ne peut se traiter qu’avec des balises éthiques et légales, il importe surtout que soit privilégiées deux choses essentielles : la volonté du patient et un accompagnement sincère empreint de compassion et dénué de jugement.
Voila ce que je retiens de ce film qui, malgré ses quelques défauts d’interprétation, mériterait d’être vu par le plus grand nombre, ne serait-ce que pour donner à réfléchir.
Pour trouver les horaires et locations des séances de Le Dernier Souffle, vous pouvez consulter les sites web des cinémas québécois, tels que Cinéma Beaubien ou Cinéma Cartier.
(Crédit photo de Une: Axia films)




























